La fresque du Centre Xam Xamle

Pour apprendre et faire apprendre.......... il faut aussi découvrir ou re découvrir l'histoire liée aux hommes et femmes qui ont marqué le Sénégal et l'Afrique en général mais aussi les personnalités qui ont laissé leur empreinte à travers leur lutte contre toutes formes d’oppression, d'esclavage, d'apartheid.....

 

Ces personnalités ont eu lien avec les arts, la culture, la littérature, la photographie, la sculpture, la médecine, l'histoire voire la politique. Le plus difficile a été de choisir car il y aurait encore tant de noms à inscrire sur cette fresque. Les quatre cases portent aussi le nom de grandes femmes noires. 

 

Découvrez ci-après quelques unes de ces personnalités.


Toutes ces biographies sont tirées de Wikipédia ou des sites des personnes concernées.


ISMAEL LO est très tôt attiré par la musique, plus particulièrement par les mélodies mandingues (ethnie la plus répandue en Afrique de l’ouest). Né en 1956 au Niger, il rentre jeune au Sénégal où il grandit entre son père sénégalais, sa mère nigériane et son frère aîné. Après deux ans d’études à l'Institut des arts de Dakar où il perfectionne ses connaissances en peinture, iI se fait repérer en tant que chanteur lors d’une émission télévisée. La notoriété arrive très vite en interprétant de nombreux tubes dans le domaine de la variété avec son groupe Super Diamono. 

A partir de 1984, il chante plus du folk et de la soul sur des textes parfois politiques. Avec son harmonica et sa guitare, il donne au rythme mbalax (musique provenant en partie de la musique religieuse et conservatrice sérère) un tempo plus cool avec un son souvent proche du rytm’n’blues.

 

Sa carrière internationale débute vraiment en  1990. Il s’impose notamment avec le titre Tajabone (chanson populaire sénégalaise) chanté en wolof dont le son est particulièrement envoutant, chanson qui sera reprise par Pédro Almodovar dans son film «Tout sur ma mère».

 

La même année, il sort "Afrique Sunu", qui étrangement n'est pas diffusé en France. En 1992 c’est "Khumbeul"et en 1994, dans "Iso", il mêle plusieurs rythmes. Roda-Gil lui écrit «La femme sans haine». En 1996, dans une compilation, il chante en duo avec Marianne Faithful ("Without blame"). La même année, il se produit à l’Olympia en première partie de Jane Birkin et enregistre aussi un duo avec Stephan Eicher.

 

En  2001, sur l’album "Dabah", il rend hommage à Dabah Malik, guide spirituel et religieux sénégalais (décédé en 1997), album très inspiré par l'Afrique avec des rythmes reggae, soul, salsa, m’balax. Les thèmes abordés sont toujours la paix, l'amour, les inégalités.

 

Il est fait Chevalier de la Légion d'honneur en 2002 pour ses qualités artistiques, ses valeurs humaines et son action pour la Francophonie.

Il sort en 2006 "Sénégal", hommage en son pays, point de départ de son succès international en évoquant les thèmes qui lui tiennent à cœur comme les mariages arrangés ("Taar Dusey") et la politique ("Manko"). Il rend aussi hommage aux victimes du naufrage dramatique d'un ferry reliant Dakar à la Casamance ("Le Joola").

 

Reconnu dans le monde, auteur, compositeur, interprète, il est accompagné durant ses premières années de soliste, du vieux Faye, guitariste et arrangeur féru de jazz qui personnalise sa musique et met en valeur sa voix. Il s’entoure également de Sélé Thiam, ex saxophoniste du Super Diamono et de Thio Mbaye aux percussions.

 

Ismaël Lo, surnommé le Bob Dylan africain, est, comme Youssou N’Dour, une figure incontournable de la chanson sénégalaise, appréciée tant en Afrique qu’en Europe.


Toni Morrisson, de son  vrai nom Chloe Anthony Wofford, est née en 1931 dans l’Ohio, d’ une famille ouvrière de quatre enfants descendant d'esclaves. Elle est décédée à l'âge de 88 ans le 5 août 2019.

 

En 1949, à l’université Howarden, elle étudie la littérature et après le soutien de sa thèse sur le thème de suicide de Virginia Wolff, elle devient professeure à l’Université de Texas Southern puis retourne à l’université d’Howard, la seule « réservée» aux noirs.

 

A partir de 1964, après son divorce, elle s’installe à Syracuse puis à New York. C’est le début du mouvement des droits civiques. Nombre de ses élèves, comme Stokely Carmichael, partent dans le sud pour inscrire les Noirs sur les listes électorales. Entrée aux éditions Random House, elle est convaincue qu’il faut préserver une mémoire écrite des événements. Elle publie donc les autobiographies de Mohamed Ali, d’Angela Davis et une anthologie d’écrivains noirs (Black Book) en 1973.

Ces livres traitent souvent de la culture noire mais ne sont pas destinés qu’aux afro-américains.

D’ailleurs son premier roman « The Bluest Eye » met en scène une petite fille noire qui demande à Dieu de lui donner des yeux bleus. Mais comme son vœu n’est pas exaucé, elle en vient à douter de l’existence de Dieu. Il s’agit là de rappeler qu’avant l’affirmation identitaire, nous avons nourri des générations de complexes sur notre aspect physique. Ce roman a été mal reçu par la critique noire et certains lui ont reproché d’avoir « exhibé une vulnérabilité secrète aux yeux des Blancs ».

 

En 1988, elle obtient le Prix Pullitzer pour Beloved qui sera adapté au cinéma en 1998. En 2006, le jury du supplément littéraire du New York Times récompense ce roman comme le « meilleur roman de ces 25 dernières années ». Ce livre raconte l’histoire d’une mère qui, à la fin du 19ème siècle égorge sa fille pour qu’elle ne devienne pas esclave, meurtre qui la hante. Un jour elle rencontre une adolescente porteuse d’une large cicatrice au cou. Est-ce la réincarnation de sa fille ou le symbole d’une possible rédemption pour exorciser le passé ?

 

Elle reçoit le prix Nobel de littérature en 1993 pour l’ensemble de son œuvre et l’académie suédoise la récompense car « son art romanesque, caractérisé par une puissante imagination et une riche expressivité, brosse un tableau vivant d'une face essentielle de la réalité américaine». A ce jour elle est la huitième femme et seul auteur afro américain à recevoir une telle distinction.

 

C’est Toni Morrisson qui qualifie Bill Clinton de « premier Président noir américain », expliquant son idée par le fait que « Clinton présente toutes les caractéristiques du citoyen noir : un foyer monoparental, une origine très modeste, une enfance dans la classe ouvrière, une grande connaissance du saxophone et un amour de la junk food digne d'un garçon de l'Arkansas ! ». Barack Obama la décore en 2012 de la Médaille présidentielle de la liberté.

 

Ces livres ont presque tous pour personnage principal, les femmes marthyrisées. Mais elle se défend d’être une écrivaine « féministe ».

 

Elle se félicite qu’après avoir reçu un très grand prix, d’autres écrivains hispaniques, asiatiques, noirs écrivent "furieusement". Elle dit avoir «ouvert une porte qui ne se refermera pas », et en est très fière. 

 

Pour découvrir cette écrivaine, voici quatre livres dont Beloved à privilégier :

Un don : Durant la fin du XVII , les communauté indiennes sont décimées par les épidémies et les conquêtes. Un couple d'Européens dirige une ferme isolée à grands renforts de domestiques. L’auteur analyse les premières tensions raciales en Amérique.

 

 Paradis : Dans un eldorado fondé en 1950 par les Noirs pour oublier le mépris et la haine, le naturel revient quand les mâles imposent leur loi d’airain, que le puritanisme fait rage.

Ce paradis se transforme en enfer.

 

Home : récit où Toni Morrisson expose la violence sous toutes ses formes dans les années 1950 où un Noir est traumatisé suite aux horreurs dont il a été témoin durant la guerre de Corée.


Kalidou Kasse

Né à Diourbel le 5 octobre 1957, Kalidou Kasse est un artiste plasticien sénégalais, peintre et sculpteur.

Surnommé le « Pinceau du Sahel », il a réussi la prouesse d’être reconnu tant dans son pays qu’à l’extérieur. Partout où il expose, on s’arrache ses œuvres. Il est fondateur de la première et seule école des arts visuels Taggad qui signifie former en wolof. Il est président de l’Association internationale des arts plastiques.

D’origine peule, il évoque dans ses œuvres l’univers paisible et romantique du quotidien des sociétés africaines du Sahel. Ses personnages sont filiformes, de couleurs vives et chatoyantes. Il décrit un monde poétique et enchanteur. A travers sa vie et son œuvre il a su marier et harmoniser l’art pictural occidental avec l’esthétique africaine qu’il a hérité de sa famille de tisserands. Une authenticité qui annonce l’art d’un monde naissant qui n’abandonne pas son passé.

Le travail de Kalidou Kassé exprime la modernité africaine enracinée dans l’histoire sociale du continent. Il confie « Mon passage aux Manufactures des arts décoratifs de Thiès entre 1976 et 1979 m’a permis d’apprendre le mélange des couleurs. Les œuvres de tous les grands peintres sénégalais de cette époque-là ont été tissées sous mes yeux. Pendant deux ans, j’ai pu suivre et analyser l’évolution de leurs techniques ”.

Kalidou Kassé est un touche-à-tout, un boulimique de travail et de créativité. En 1990, il est précurseur en ouvrant une galerie privée, malgré les réticences de beaucoup. Il précise : “Avec Paulane, mon frère d’Art et partenaire dans cette Galerie des Artistes Réunis, nous n’étions pas compris”. Mais la référence au prophète Mahomet qui avait fait l’objet de persécution en son temps m’a donné la force de ne pas être diverti par les critiques de salon et de persévérer dans la voie que je m’étais fixé”. Après la fermeture de cette galerie, il ouvre, en 2000, les Ateliers du Sahel à Dakar.

Aujourd’hui 80 % des artistes Sénégalais ont eu à exposer dans l’une ou l’autre de ses galeries. C’est aussi grâce à Kalidou Kassé qu’a été initié et réalisé le plus grand élan de solidarité en faveur de Alpha Waly Diallo, un artiste plasticien pour lui permettre d’aller se faire soigner en France.

L’art n’étant pas suffisamment soutenu par l’Etat, le combat qu’il mène aujourd’hui en tant que président du comité sénégalais de l’Association Internationale des Arts Plastiques auprès de l’UNESCO, consiste à se donner les moyens de devenir un véritable manager pour pouvoir aider les jeunes en mettant à leur disposition des espaces culturels afin qu’ils puissent donner libre cours à leur créativité qui ne demande qu’à s’exprimer. Pour lui deux mots essentiels : transmition et formation.

Son rêve : Arriver à créer une sorte de “Villa Médicis” où de jeunes artistes pourront vivre et travailler sans se soucier du lendemain pour le rayonnement de l’art africain.

Kalidou Kasse est un peintre magnifique, un expressionniste, ou plutôt un « sur expressionniste » comme le définit Hamidou Dia, « dont le tempérament de feu happe littéralement l’univers extérieur pour le fondre dans le tourbillon de ses touches tout en délicatesse, tout en finesse ».


Amidou Kane

CHEICKH AMIDOU KANE, d’origine peulh, est un haut fonctionnaire et un écrivain sénégalais né à Matam le 3 avril 1928. Après ses études primaires à St Louis et à Dakar, il passe son baccalauréat à Paris et des études d’économie à la Sorbonne tout en collaborant à la revue Esprit et en fréquentant des cercles d’intellectuels.

Il a une carrière politique bien remplie puisqu’à 30 ans il est nommé gouverneur de Thiès. En 1961 il est chef de cabinet du Ministre du Développement et du Plan. Il fut également représentant de l’UNICEF dans de nombreux pays africains, dirigea la Société Dakar-Marine et en 1981, les Industries chimiques du Sénégal. Le 27 mars 1990, sous la présidence de Abdou Diouf (successeur de Léopold Sédar Senghor à la présidence de la République de 1981 à 2000), il est nommé ministre délégué auprès du président de la République, chargé de l'intégration économique africaine.

 

C’est en 1961 qu’est publié son premier livre « L'aventure ambiguë », écrit dès 1952 qui reçoit le Grand prix littéraire d’Afrique noire en 1962. Ce conte teinté d’autobiographie raconte l’histoire d’un émigré africain en Occident y  soulignant le déchirement, le drame du métissage et de la double culture. C’est un récit emblématique de l’expérience coloniale en Afrique. Cet ouvrage montre le dilemme de l’Afrique entre tradition et modernité, l’impossible conciliation de deux cultures qui divergent fondamentalement dans leur écoute du monde et le trouble qui anime toute quête spirituelle authentique. Ce livre est devenu un classique de la littérature africaine où il est étudié dans toutes les écoles. Il a été traduit dans une trentaine de langues et 50 ans après sa publication, il est plus que jamais d'actualité.

 

 

Après plusieurs décennies de silence littéraire, il publie en 1995 « Les Gardiens du temple », qui est une suite de « L'Aventure ambiguë » rapportant de façon très romancée le conflit qui opposa, en 1962, Mamadou Dia (président du Sénégal entre 1957 et 1962) et Léopold Sédar Senghor, deux hommes dont il a été longtemps proche dans des circonstances post-coloniales.

 

Cheikh Hamidou Kan rappelle souvent qu’il « ne fut écrivain qu’à titre accessoire et que c’est grâce au succès de son premier livre qu’il s’est imposé comme une des figures incontournables des Lettres africaines ». Il est étonné que ce livre ait marqué l’esprit de générations d’Africains qui se reconnaissent dans le parcours de son héro Samba Diallo, des berges du fleuve Sénégal aux bancs de l’école française. Dans une interview, Kane parle de la portée universelle de son roman, des heurs et malheurs de l’intellectuel colonisé, de la responsabilité des élites dans la faillite du développement africain, de la « dépossession » identitaire.

 

 

Djibril Tamsir

Djibril Tamsir Niane est né le 9 janvier 1932 à Conakry en Guinée. Il est écrivain et historien, spécialiste de l’histoire du Mandé, (région d’Afrique de l’ouest comprise entre le Mali, la Guinée, le Burkina Faso et le Sénégal), notamment de l’Empire du Mali - état africain médiéval fondé au XIIIe siècle par Soundiata Keita qui connut son apogée au xive siècle. Il serait à l'origine de la charte du Manden, transcription d’un contenu oral qui préserve et transmet l’histoire, la loi et la littérature de génération en génération dans les sociétés humaines qui n’ont pas de système d’écriture ou qui, dans certaines circonstances, choisissent ou sont contraintes de ne pas l’utiliser.

Il suit ses études d’histoires à l’Université de Bordeaux d’où il sort diplômé d’une licence et un DES en 1959.

Pour son mémoire portant sur l’Empire du Mali, il collecte auprès des griots, notamment Mamadou Kouyaté (griot guinéen du XXIème siècle) des récits de la tradition orale.

C’est à partir de ces recherches qu’il publie, en 1960, Soudjata ou l’épopée mandingue, un poème épique relatant la fondation de l’Empire du Mali par le roi Soundiata Keita au XIIIème, récit qui occupe une place très importante dans la culture ouest-africaine. Il continue par ailleurs d’inspirer de nombreux artistes comme des écrivains, des musiciens ou des cinéastes. Dans ce livre, les paroles qu'il propose sont paroles de griots. Nous apprenons l'histoire de l'Ancêtre du grand Manding, celui qui, par ses exploits, surpassa Alexandre, l'histoire du fils du Buffle, du fils du Lion : Soundjata, " l 'homme aux noms multiples contre qui les sortilèges n'ont rien pu. "

Sous les auspices de l’Unesco, il codirige avec Joseph Ki-Zerbo la publication du volume IV de l’Histoire générale de l’Afrique.

Parmi sa bibliographie, relevons le recueil de nouvelles Méry en 1975 ainsi que deux pièces historiques, Sikasso, ou la Dernière citadelle et Chaka. Djibril Tamsir Niane signe en outre de nombreux manuels scolaires et rend hommage aux histoires traditionnelles de son pays dans les recueils Contes d'hier et d'aujourd'hui (1985) et Contes de Guinée (2006).

Il est également l’auteur de nombreuses pièces de théâtre comme Les fiançailles tragiques. Mais certains de ses écrits lui vaudront de la prison sous le régime de Sékou Touré, puis un exil au Sénégal dans les années 1970.

Il est considéré comme un éminent historien d'Afrique Noire, qui s'est consacré à l'étude de la civilisation noire et à des recherches dans le domaine des sciences sociales.

Djibril Tamsir Niane est le père de Katoucha Niane, l'une des premières mannequins noires internationales, qui publie peu avant sa mort à Paris en 2008, un ouvrage intitulé Dans ma chair où elle révèle avoir subi une excision à l'âge de 9 ans.



Ousmane Sembene

Ousmane Sow est mort à Dakar le 1er décembre 2016, ville où il était né le 10 octobre 1935. Son père était un ancien combattant de la Première guerre mondiale.  Un de ses oncles, frère de sa mère descendante d’une vielle famille de St Louis du Sénégal, a conduit la lutte armée contre la présence coloniale française où il fut tué lors d’une bataille, histoire qui marquera l’œuvre de Ousmane Sow un siècle plus tard.

 

Dès son plus jeune âge, il prend conscience de son gout pour la sculpture. En 1956, après la mort de son père, il poursuit des études de kinésithérapeute en France tout en fréquentant des élèves des Beaux Arts, métier qu’il exercera jusqu’à 50 ans.

De retour au Sénégal il se consacre définitivement à son art. Il met au point une technique qui lui permet de construire de grandes figures. Il crée la série Nouba, dont le peuple vit au Soudan. Ces premières expositions lui valent une reconnaissance rapide et internationale.

 

D’un réalisme appuyé, ces nus suggèrent le mouvement avec justesse. Il s’attache ensuite aux Masaï, éleveurs et guerriers d’Afrique de l’est qui ont réussi à lutter et même quelque fois à vaincre les colons. Puis, dans les années 1990, il sculpte les Peuls en donnant à voir des scènes de la vie quotidienne d’autrefois.

 

En 1999, il choisit de travailler le bronze car « le bronze classique africain est la réplique d'un original vivant, un métal issu de la chair ». Il va collaborer étroitement avec les Ateliers Coubertin. En 10 ans, alors qui sculpte sans modèle, plus de 40 bronzes (dont une vingtaine sont monumentales) sortiront de cette fonderie pour être exposées dans le monde entier, comme « La danseuse aux cheveux courts », le « Lutteur debout » « La mère et l’enfant ». Genève expose en son centre « L’immigré ». Il sculpte Le Générale de Gaule pour le Conseil général des Yvelines, Nelson Mandela - en tenue de gardien qui écarte de la main droite tous les chefs d’états corrompus - siège à la Compagnie Française d'Afrique Occidentale à Sèvres (Hauts-de-Seine). Un bronze de Toussaint L’Ouverture est dans la cour du Musée du Nouveau monde de La Rochelle.

 

Ousmane Sow admire aussi Victor Hugo. Sa statue « L’Homme et l’enfant » est érigée depuis 2003 sur la place des Droits de l’homme à Besançon.

 

En 2013, il est le premier artiste noir à entrer à l’Académie des beaux-arts, le second sous la Coupole après Léopold Sédar Senghor à l’Académie française.

 

Sa vie autant que son œuvre sont profondément ancrées dans son pays. Mais les critiques ont fait de lui, à son insu sans doute, le champion des ennemis de l’art actuel.