"L'éducation est l'arme la plus puissante que

l'on puisse utiliser pour changer le monde"

Nelson Mandela

L'histoire de l'école de Yayème


 

Une école issue de l'engagement et de l'investissement de femmes ... "L'école des parents de YAYEME", au coeur de ce petit village d'environ 3'000 habitants de la région du Sine Saloum, dont le nom en Serrere signifie "avoir envie", a été créée en 1994. Cette école primaire accepte TOUS les enfants pour leur permettre d'accéder à l'éducation, un droit essentiel et primordial dans leur évolution future. A l'origine, il s'agissait d'ouvrir une classe pour les 6/7 ans ne pouvant être accueillis à l'école publique par manque de place. Très vite les besoins ont été bien au-delà et les classes se sont peu à peu multipliées pour accueillir d'autres enfants non scolarisés.

 

Ainsi est née "L'école des parents de Yayème" qui reçoit aujourd'hui 160 enfants dont certains sont handicapés (15) ou orphelins (30).

 

Cette démarche très novatrice demande une grande force de persuasion et un temps d'engagement et d'implication sur le terrain très important pour les membres de ce groupement de femmes pour faire partager au plus grand nombre leur désir d'ouvrir l'école à tous les enfants.

 

Aujourd'hui encore, Marthe, la directrice, continue à rencontrer les familles pour les convaincre de la nécessité de permettre à leurs enfants, même orphelins ou handicapés, de rejoindre l'école et de suivre de manière assidue une scolarité, porte ouverte sur un avenir et des projets.

 

L'école accueille également des enfants qui dépassent l'âge habituel des élèves fréquentant une école primaire afin de ne laisser personne dans la rue. Cela permet aussi de prendre en charge de jeunes adolescents handicapés.

 

L'équipe pédagogique est composée de 6 personnes dont la directrice qui sont payées sur les frais de scolarité et sur la vente du matériel scolaire. Toutefois, la précarité de nombreuses familles qui ne peuvent faire face à ces frais, entraîne une déstabilisation de l'équipe enseignante dont les membres ne peuvent, à long terme, vivre sans rémunération régulière.

 

Marthe, la directrice ou Fatou, Léontine, parrainent elles mêmes plusieurs enfants! Elles profitent de la saison des pluies pour travailler dans les champs afin de gagner un petit pécule.

 

Il n'y a pas de cantine sur place, les enfants venant de loin sont alors accueillis pour le déjeuner dans les familles des enseignants ou des familles du village parties prenantes de ce projet.