Les Gourmandises du Sine Saloum

La région du Sine Saloum est une région où la population vit essentiellement de pêche et de culture. Le tourisme est aussi un acteur financier important, mais depuis 2013, il est fortement en baisse. De nombres raisons sont avancées comme l'instabilité de certains pays du continent qui pénalise les autres, l'épidémie d'Ebola alors que le Sénégal n'a compté aucun cas à l'intérieur de ses frontières, tous ces facteurs engendrant des craintes trop souvent infondées.

  

Partant de ce constat, et d'un des objectifs de Terres et Cultures Solidaires qui est de favoriser la création d'emplois, il est apparu qu'une des pistes pour y arriver était la valorisation des ressources naturelles en leur apportant une réelle valeur ajoutée.

 

C'est donc sur les fruits et légumes, - dont la production, très importante durant la haute saison, n'est pas optimisée en saison d'hivernage, d'où une perte de près de 80 % des récoltes, - que s'est orienté le projet.

 

En 2015, le laboratoire est construit, l'objectif ultime étant la création d'une PME avec des emplois, entreprise qui respectera les normes agro-alimentaires internationales car il est évident que seule une démarche réellement professionnelle peut pérenniser cette action. Dans cette optique notre représentant local, M. SARR est venu en France pour suivre un premier parcours de formation dans une école d'agriculture de Lozère. Il a également suivi des formations à la CCI de Lyon portant sur l'aspect informatique.

 

Dès juin 2015, la vente des fruits séchés ou transformés en jus de fruits, confiture, pâte de fruits, chutney, sirop, etc., a connu un réel succès.

 

L'objectif 2016 est donc la construction d'un voire deux séchoirs pour augmenter et varier les produits proposés. La transformation de fruits beaucoup moins connus, comme les pommes cannelles, les carassoliers, les sapotis, les avocatiers, les ditakh... qui ont une place privilégiée sur les tables sénégalaises en raison de leur qualité organoleptique, pourrait ainsi être réalisée.

 

La réussite de ce projets créera de 2 à 4 emplois sur pratiquement une année. Et vous le savez sans doute une personne qui travaille au Sénégal fait vivre une très grande famille. 

 

 


Construction d'une classe à l'école "des parents de Yayème"

Voici la toute première action financée par Terres et Cultures Solidaires. Après avoir rencontré et travaillé avec l'équipe des enseignants, nous avons pris connaissance de leur besoin prioritaire : La construction d'une nouvelle classe pour diminuer l'effectif de la classe existante regroupant de multiples niveaux.

 

Après un appel d'offres, une entreprise locale a été choisie dans le but de favoriser l'emploi sur place et non de nous substituer aux entreprises existantes, car les compétences et le savoir-faire existent sur place !

 

Donc pas question de venir de France avec des groupes pour construire une classe. C'est ainsi que durant les travaux ce sont pas moins de 5 emplois directs qui ont été créés mais également de nombreuses personnes ont travaillé indirectement à d'autres tâches comme la livraison en charrette du sable ou du gravier, la cuisine, etc .

 

Une femme a été embauchée pour puiser l'eau pour faire le ciment. Lorsqu'elle a perçu son salaire sa première démarche a été de payer la scolarité de son enfant qu"elle n'avait pu régler depuis plusieurs mois !

 



La Boutique Solidaire

Une bien belle histoire que celle de cette "boutique solidaire" créée à l'initiative d'un des jeunes du village qui s’interroge sur le fait de savoir s'il ne serait pas plus judicieux de vendre les produits ramenés de France, par les membres de l’Association et par les participants aux séjours solidaires de nos amis du Flamboyant, plutôt que de les donner. Une telle démarche permettrait de financer des actions solidaires sur place, tout en respectant la dignité des villageois en les rendant fiers de participer au développement de leur village.

 

Néanmoins, il est très vite apparu que la construction d'une boutique "en dur" ferait prendre un risque financier trop important. Après plusieurs suggestions, deux sortes de vente ont été retenues qui responsabilisent des personnes de confiance : vente de porte à porte de certains vêtements, tandis que sont déballés à même la rue comme beaucoup de produits vendus ici.

Dès lors toute une dynamique locale s'est mise en place qui a vu les ventes aller croissant grâce à des personnes réellement engagées dans le projet, notre association n'ayant qu'un regard de supervision pour assurer le cadre et le respect des engagements.

 

La responsabilisation de chacun permet à l'individu de devenir un acteur à part entière dans son environnement. L'association se veut être un maillon, un outil, un facilitateur. Faire avec mais pas à la place de..... Ecouter les besoins et ne pas imposer nos choix et nos préférences liés à notre cadre de pensées européennes. 

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